Ouvertes depuis le mardi, 19 octobre dernier au tribunal de première instance de Labé, les audiences criminelles viennent d’être arrêtées. Après plus de deux semaines de procès, plusieurs dossiers dont entre autres des cas de viol, d’assassinats, d’incendies volontaires…ont été gérés par le tribunal. Le correspondant de votre quotidien électronique basé dans la préfecture s’est entretenu avec la défense et le représentant du ministère public au sortir des audiences.
Avant tout d’abord, c’est l’avocat de la défense qui est revenu sur les dossiers qui ont été jugés par le tribunal durant ces deux dernières semaines 《depuis le début des procès, au total ce sont 16 dossiers qui ont été programmés, parmi lesquels figurent des cas de viols, de vols à mains armées, d’assassinats et d’incendies volontaires. Les condamnations les plus fréquentes sont des réclusions criminelles à des peines allant de dix à quinze ans, mais il y’a eu tout de même un accusé qui a été condamné à vingt ans et un autre à trente ans. Il y’a également eu deux dossiers dont un majeur qui ont été renvoyés. Ce moi j’ai constaté d’ailleurs, le tribunal a été très rigoureux dans ses prononciations》, explique Me Amadou Oury Binta Bah.

Contrairement à l’avocat de la défense, le procureur près le TPI de Labé se réjouit de la manière dont les audiences se sont tenues 《mon sentiment est un sentiment de satisfaction par rapport au déroulement de ces audiences, du moment où les dossiers ont été jugés dans la plus grande célérité avec la présence d’un avocat, donc les décisions étant rendues conformément à nos réquisitions nous on ne peut que se réjouir et remercier le tribunal. L’avocat de la défense est un adversaire, donc s’il estime que le tribunal a été trop dur les voies de recours sont là, mais nous nous assumons quand même que le tribunal a fait preuve de clémence dans beaucoup de dossiers, ce pendant nous nous en remettons à ces décisions. Nos réquisitions étaient conformes aux faits qu’on reprochait aux prévenus, si vous voyez un peu les dossiers c’est vrai on dit dossiers criminels, mais dans tous les dossiers on ne requiert pas la même peine de prison, les mêmes peines pour chaque accusé. Nous tenons compte des personnalités des gens qui comparaissent pour demander au tribunal de condamner tel ou tel à une telle peine. Donc nous nous estimons vraiment que les réquisitions ont été conformes aux infractions commises mais également aux personnalités qui étaient devant le tribunal. Il vrai qu’il y’a eu des dossiers qui ont été renvoyés, un pour des questions d’expertise médicale en ce qui concerne l’accusé, et un autre dossier a été renvoyé pour l’anonymat comparution de la partie civile, ce sont ces deux dossiers qui ont fait l’objet de renvoi. Dans les dossiers des gens qu’on traite de fous, il ny’a pas il ny’a pas d’acte médical qui prouve qu’ils sont fous, donc sur la base de cela moi je peux pas les m considérer comme des fous, je les considère comme des gens qui sont normaux》, réplique Patrice Komah Koïvogui.

Cependant, l’avocat de la défense a déjà déjà pris la décision d’interjeter appel concernant quelques dossiers, pour contester la décision du tribunal de première instance de Labé auprès de la cour d’appel de Conakry 《il y’a des accusés qui ont été condamnés mais nous ne sommes pas d’accord avec leurs condamnation, actuellement nous avons interjeter appel pour deux dossiers. Pour le premier il s’agit d’un jeune du nom de Souleymane Diallo, vu son état de déréglé mental, sa famille a décidé de l’attacher, c’est dans ça qu’il a peu s’échapper pour aller commettre un meurtre, en égorgeant une jeune fille. Nous avons fait comprendre au tribunal que ce Monsieur n’était pas dans ses facultés mentales lorsqu’il a commis ce acte, et si c’est le cas la loi ne le condamne pas. Le deuxième, il s’agit d’un vieil homme qui est originaire de la préfecture de Koubia, lui aussi il était entrain de causer avec une autre personne lorsque soudainement un autre homme l’a insulté, pendant qu’ils échangeaient les insultes, un autre est venu par derrière muni d’un bâton et s’est mis à le cogner sur la tête de façon rafale, alors ne pouvant rien faire il s’est auto-défendu, il était muni d’un couteau aussi et c’est au moment des bagarres qu’il l’a poignardé et il a succombé à ses blessures. Pour ces deux dossiers, nous avons déjà interjeté appel》, conclut Me Amadou Oury Binta Bah.
Il faut noter que ces audiences criminelles reprendront au mois de décembre prochain.
Guineeconstat.com, Labé THIERNO OUMAR DIALLO
