Les autorités judiciaires, sanitaires et douanières de Kankan ont procédé ce matin à l’incinération de 271 cartons de produits impropres à la consommation, saisis récemment dans la préfecture. Cette opération s’est déroulée sur instruction
du procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Fodé Bintou keita.
Selon le susbtitut procureur Bangaly Feindouno, ces produits provenaient de deux différentes saisies. Une première quantité a été découverte dans une maison à Kankan, tandis que la seconde a été interceptée dans une camionnette grâce à la vigilance des services de la douane régionale.
<< Les enquêtes sont en cours et des poursuites sont engagées contre les personnes impliquées >>, a indiqué le magistrat, avant de saluer le travail des forces de défense et de sécurité dans la lutte contre la criminalité.
Le procureur a également appelé la population à collaborer davantage avec les autorités en dénonçant les trafiquants et autres délinquants.
<< Les criminels vivent parmi nous. Il faut les dénoncer auprès des autorités compétentes afin de protéger la population >>, a-t-il insisté.
Présent lors de l’opération, Mamadi Bayo, assistant pharmacien à la Direction préfectorale de la santé, a expliqué que plusieurs produits saisis représentaient un danger réel pour la santé publique. Après contrôle et catégorisation des articles, les agents ont identifié 22 types de produits, dont une grande partie n’était pas reconnue par le système sanitaire guinéen.
Au total, les produits saisis pesaient plus de 2,2 tonnes, selon les services techniques.
Parmi eux figuraient notamment des médicaments contenant de la dexaméthasone, une substance dont la consommation incontrôlée peut entraîner des complications sanitaires, notamment le diabète et la dépendance.
L’assistant pharmacien a aussi alerté sur la présence de sirops destinés aux enfants, vendus clandestinement et non homologués par les autorités sanitaires.
Face à cette situation, les autorités sanitaires invitent les citoyens à se procurer exclusivement leurs médicaments dans les pharmacies et structures agréées par l’État afin d’éviter tout risque pour leur santé.
