Retrait des médias sur le bouquet Canal+: les
Alors que les associations professionnelles des médias demandent de sursoir aux actions annoncées par les organisations professionnelles de media pour donner une chance au dialogue, la HAC pour sa part, demande le retrait une fois de plus des 3 médias précités du bouquet star times.
A N’Zérékoré cette situation fait réagir plusieurs auditeurs et responsables des médias.
« J’ai un sentiment négatif, ça, il faut le dire. Parce qu’à travers ces médias, nous accueillons des informations qui sont ressentes. Donc quand j’ai appris ça nouvellement que certains médias ont été retirés sur le bouquet Canal+ ça ne m’a pas plu du tout. Je me suis posé la question de savoir tant dis que certains amis m’ont rassuré que c’était une question de sécurité nationale mais je me suis dit mais pourquoi cela ? s’il y a une question de sécurité nationale on ne pouvait pas passer par ce processus. Soit on pouvait interdire certains médias à ne pas communiquer le secret du pays mais ne pas les retirer sur le bouquet Canal+. Parce que nous d’ailleurs, nous sommes habitués à utiliser les applications Espace et moi. » déplore Moriba Francis Kolié
Victime de ce retrait organisé par la Haute Autorité de Communication, le correspondant régional de Evasion média, n’est pas resté en marge. Il atteste que « C’est avec beaucoup de regret et beaucoup de peines que nous avons appris le retrait de nos médias. Parce que vous ne rester sans savoir que ces distributeurs ont un contrat avec ces médias et en même temps ces médias ont des contrats avec des partenaires donc si nos médias sont retirés sur le bouquet Canal+, ça veut dire qu’on aura des problèmes avec ces partenaires et quand on a des problèmes avec nos partenaires, ça veut dire que nous seront fortement impactés sur le plan économique. Quand je prends par exemple nous, les représentants des médias au niveau de l’intérieur, on est beaucoup plus sollicités par les partenaires parce que leurs images seront vues un peu partout. » Explique Amara Condé, correspondant régional de Evasion média
Nous ne vivons que de cela poursuit-il « nous, à Evasion le contrat qui nous lie avec le groupe de presse ce sont les couvertures médiatiques. C’est en fonction de ça on est payé. C’est en fonction de ça nous avons au moins quelque chose à la fin du mois. Donc s’il n’y a pas de couverture, ça veut dire qu’on n’aura pas quelque chose à la fin du mois et quand on ne gagne rien à la fin du mois, et nous et notre famille, nous allons nous retrouver dans des situations très compliquées parce qu’on n’aura rien pour le soutien de la famille. Comment payer les frais de scolarité des enfants ? il y a tous ces problèmes là donc c’est un retrait qui est en train de nous impacter progressivement. » S’inquiète Amara Condé.
Pour Jacques Soua Doré, l’autorité devrait interdir aux journalistes de diffuser les secrets de l’Etat.
« Ces médias contribuent à l’amélioration de la vie ou de la gouvernance d’un Etat donc aujourd’hui retirer certains médias du bouquet Canal+, c’est aussi agresser la liberté de la presse dans notre pays parce que certains sont à l’extérieur, ils veulent être informés de l’actualité du pays. Maintenant retirer ces médias sur le bouquet Canal+ ne va pas les permettre de suivre les infos de leur pays. Et permettre aussi à d’autres personnes qui ne sont guinéen de connaitre aussi les réalités du pays. En vue de tout cela, ce retrait est vraiment négatif. Je pense que l’Etat doit revoir sa manière de faire. Ils pouvaient les ramener peut-être à la raison par des avertissements ou bien par des lettres. » Précise avec amertume Jacques Soua Doré gestionnaire des ressources naturelles et secrétaire général au conseil des jeunes de N’Zérékoré.
De N’Zérékoré, JOB Foromo Béavogui pour Guineeconstat.com
