Un événement troublant s’est déroulé au quartier Bordo SOS, dans la ville de Kankan. Alors que le quartier était déjà en deuil ce matin suite au décès d’un enfant, une découverte choquante est venue s’ajouter à la douleur : la tombe d’un vieillard respecté, enterré la veille, a été profanée. Des individus non identifiés auraient déterré le corps pour le cacher à quelques mètres de sa sépulture.
Sur place, tristesse et consternation se lisent sur les visages des habitants, qui s’interrogent sur les raisons de cet acte
Fodé Doumbouyala Dounho, membre de la famille du défunt, a exprimé sa consternation. « Nous étions à la mosquée quand la nouvelle est tombée. En arrivant sur place, nous avons découvert un trou au niveau de la tombe. J’ai demandé à chacun de ne rien toucher avant l’arrivée des autorités. Lorsque celles-ci sont arrivées, nous avons fait en sorte de déterrer complètement la tombe pour vérifier si le corps y était toujours. Nous demandons aux autorités de sécuriser ce cimetière pour empêcher que de tels actes se reproduisent. »

Sékou Kouroussa Condé, chef de secteur de Bordo SOS, a également été informé de cette situation peu commune. Respectant les traditions, il est venu présenter ses condoléances à la famille et a alerté les autorités.
« Dès que nous avons été informés, j’ai immédiatement contacté le vice-président de la délégation spéciale, Yaya Condé, qui a lui-même averti le commissariat. Ensemble avec la famille, nous sommes allés au cimetière et avons retrouvé le corps après quelques recherches. »

Le chef de quartier a souligné l’importance de garder foi en Dieu dans de telles épreuves.
« Nous sommes réunis ici avec la famille pour traverser cette épreuve ensemble. Nous croyons que c’est Dieu qui en a décidé ainsi. Nous prions pour que Dieu protège cette famille et que ceux responsables de ces actes en répondent. »
Il est à noter que, selon les informations disponibles, le corps retrouvé était intact. Un autre cas de profanation a également été signalé dans le quartier Banakoroda, où certaines parties d’un corps avaient été enlevées.
Mamady Mawa Sangaré pour Guinéeconstat.com
