Dans la soirée du mardi 18 mars 2025, Mamadou Adama, un père de famille d’une cinquantaine d’années, a tragiquement mis fin à ses jours par pendaison dans son champ de pommes de terre, situé dans le quartier Safatou 1, dans le secteur Seleyabhé. Selon ses proches, il souffrait de dépression mentale et avait réussi à tromper la vigilance de sa famille avant de commettre l’irréparable.

Abdoulaye Diallo, membre de la famille et ami proche de la victime, revient sur les événements : « Nous avions constaté qu’il n’était pas dans son état normal ces derniers temps. Nous essayions de le surveiller, mais comme Dieu l’a voulu, il a trouvé un moment pour se pendre. Il avait planifié cet acte, et personne n’en avait connaissance. Il a quitté la maison familiale, traversé le marigot et s’est rendu dans son champ. Sa femme, qui était bien consciente de sa dépression, le surveillait constamment avec l’aide de ses enfants. Mais ce jour-là, il est sorti sans que personne ne le remarque. Il a monté l’échelle pour se rendre à l’intérieur de la maison et se pendre. Nous l’avons appelé plusieurs fois, son téléphone sonnait dans sa poche. Lors de la fouille, nous avons vérifié près de ses récoltes, c’est là que sa femme et un autre jeune l’ont retrouvé suspendu à la charpente », raconte-t-il.
Loin de se laisser abattre, Mamadou Adama s’était récemment reconverti dans l’agriculture après une baisse de son activité de peintre. Mais sa dépression l’a empêché de récolter ce qu’il avait semé, plongeant ainsi dans un profond désespoir. « Même en le voyant, on ressentait sa souffrance. Cela faisait trois mois qu’il était dans cet état. C’était un homme de foi, un bon musulman qui ne manquait jamais ses prières à la mosquée », confie Abdoulaye Diallo.
De son côté, Ibrahima Sory Diallo, chef du secteur de Seleyabhé, raconte comment il a été informé de la tragédie : « J’ai reçu un appel aux environs de 18h m’indiquant que ce père de famille s’était suicidé par pendaison. À mon arrivée sur les lieux, nous avons confirmé l’information. L’incident s’est produit dans le quartier Safatou 2. J’ai immédiatement informé le chef du quartier Safatou 1, qui a averti les autorités. Peu après, la protection civile est intervenue pour transporter le corps à la morgue de l’hôpital régional en vue d’une enquête », explique-t-il.
Thierno Boubacar Diallo, pour Guineeconstat.com.
