Située à près de 80 kilomètres de la préfecture de Siguiri, la localité de Kourémalé s’est réveillée ce mardi 31 mars 2026 dans l’émoi après un drame familial d’une rare violence.
Il s’agit de la mort tragique de Tahibou Koïta, âgé de 13 ans, élève en deuxième année à l’école primaire de Kourémalé.
Selon les informations recueillies, l’enfant aurait été tué par son grand frère, Balla Koïta, mécanicien et apprenti chasseur, pour un présumé vol de 180 000 francs guinéens.
Le drame s’est produit dans la nuit du 30 au 31 mars 2026, dans le district de Koko 1. Alertées aux environs de 22 heures, les forces de sécurité se sont rendues sur les lieux.
<< Nous avons été informés par des citoyens qu’un individu avait violemment frappé son jeune frère, qui était devenu immobile. À notre arrivée, nous avons constaté la présence d’un corps sans vie >>, a expliqué le colonel Yacouba Camara, commissaire spécial de la police des frontières de Kourémalé.

D’après les premiers éléments de l’enquête, la victime aurait été ligotée puis battue à mort par son frère aîné, qui l’accusait d’avoir dérobé la somme de 180 000 francs guinéens.
Informé des faits, le procureur près le tribunal de première instance de Siguiri a ordonné l’interpellation du suspect. Balla Koïta a ainsi été arrêté et devrait être présenté au parquet de Siguiri pour répondre de ses actes.
Le corps de la victime a été transporté à l’hôpital de la sous-préfecture, où une autopsie a été pratiquée. Le médecin légiste a conclu que le décès est survenu à la suite de sévices corporels assimilables à des actes de torture.
Après les examens, le corps de Tahibou Koïta a été remis à sa famille pour son inhumation.
Ce drame relance la question des violences intrafamiliales et de la gestion des conflits au sein des communautés.
Guineeconstat.com Kankan Mamadou Camara
